Nanar
Scènes de combats improbables (1 contre 30), jeu d’acteur minable, bande sonore inexistante, traductions affreuses, scènes incohérentes, scénario boiteux, viol de copyright(s), décor et accessoires inexistants, tout cela est regroupé dans un nanar. Étant un grand cinéphile j’ai découvert, via un de mes amis, ce style bien propre qu’est le nanar. “Un nanar est, dans le langage familier, un film tellement mal réalisé et ridicule qu’il en devient involontairement amusant et comique.” Ce genre de film est extrêmement divertissant par ses défauts tellement outrageux et il devient vite un incontournable pour ceux qui s’y intéresse. On répertorie de nombreux nanars qui sont sortis durant les dernières années, tel que Mega Shark vs Giant Octopus ou Horror Cannibal. Le genre, qui n’en est pas réellement un puisqu’il est involontaire, a aussi connu ses heures de gloire dans les années 70 avec des titres comme Drakula vs Frankeinstein, Une vierge chez les morts-vivant, les rongeurs de l’apocalypse, Plan 9 From outer space, pour ne nommer que ceux-là. On retrouve dans ces films un panel “recherché” d’acteurs principaux “doués” qui ont fait leur trace au cinéma tel que : Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris, Weng Weng et même Arnold Schwazennegger. L’Italie est capable du meilleur comme du pire, car bon nombre des réalisateurs de ces films sont des Italiens (Fabrizio de Angelis, Bruno Mattei, Alberto De Martino et bien d’autres.)
Les nanars proviennent de tous les pays mais se concentrent plus majoritairement dans 5 endroits précis, c’est-à-dire la France, Les États-Unis, l’Italie, les Philippines et la Turquie. Ce sont par contre les deux derniers pays qui vont développer des films qui deviendront les nanars par excellence. On pense entre autre à Turkish Star wars en Turquie et à For Your Height only aux Philippines. Dans le premier film, il s’agit surtout d’une grosse catastrophe monstrueuse, vol de copyright (utilisation d’image de star wars et de la trame sonore d’Indiana Jones), habits des monstres en peluche, scènes inchoérentes, mort suspecte, accessoires minablement non réalistes, effets visuels des plus pauvres, montage des scènes ratées et j’en passe. Dans le second c’est surtout l’acteur principal qui retient l’attention, puisqu’il s’agit de Weng Weng, un nain de 4 pieds qui va se la jouer style James Bond. Dans son cas aussi on aura droit a quelque chose de solide. On y retrouve des cascades criantes de vérités, des combats épiques, de la sensualité a profusion, bref un titre accompli.
Je vous propose de jeter un coup d’oeil sur ces nanars avec moi et de découvrir un cinéma “presque” alternatif.
Voici d’ailleurs un site qui référencie plusieurs nanars: http://www.nanarland.com/
